The St. Valentine's Day Massacre -

  
En 1928, à Chicago. La ville est sous l'emprise de deux gangs rivaux: celui d'Al Capone au sud et celui de Bob Moran au nord. Pour rompre avec cette situation, Al Capone réunit ses associés à l'hotel Hawthorne et propose à Mac Gurn, tueur ambitieux, d'assassiner Moran. De son coté, ce dernier prépare le meurtre de Lolordo, ami de Capone, par Aiello, afin de devenir le seul maitre de la mafia. Une fois Lolordo tué, Al Capone abat lui-même Aiello alors qu'il tentait de fuir en train. Installé en Floride, Capone mène la préparation du massacre du gang de Moran prévu pour le jour de la Saint-Valentin...
Beau et sincère revival des films de gangster tels qu'ils été faits dans les années 30-40, esthétiquement léché, doté d'un casting hors pair guettez l'apparition de K.Nicholson et d'un budget plus ample que les films habituels de Corman. Du cinéma B traditionnel et classieux que les amateurs apprécieront sûrement. 




Chacun Son Alibi -

Dans le train qui les emporte d'Italie à Monte-Carlo, de jeunes mariés, Quirino et Giovanna Filonzi ont trouvé un petit chien basset. Ils savent par un journal qu'une forte récompense sera remise à la personne qui rapportera son chien à Madame Vansunghen. Dès leur descente du train, ils partent à l'adresse indiquée. Mais la nuit est tombée et, au clair de lune, Quirino voit, dépassant de la porte du garage, la main d'un cadavre. Affolés, les jeunes mariés entendant des bruits de pas dans le parc, s'enfuient, emportant le chien, mais laissant leur valise. Poussé par son épouse, Quirino revient à la villa Vansunghen pour reprendre sa valise, mais il est arrêté par la police.
Aux abords des années 60 Bernard Blier a beaucoup tourné en Italie. Ici il se trouve associé pour un petit joyau de films à sketches à la crème des acteurs de la comédie dite à l'italienne qui bat alors son plein. Ce n'est pas moins que le trio magique Gassman, Sordi et Manfredi que le commissaire bougon joué par Blier doit affronter dans une enquête criminelle complètement ubuesque autour d'une valise abandonnée par deux touristes italiens venus à Monte Carlo. Si les trois sketches s'enchaînent de manière logique pour le fil de l'enquête, chacun d’eux n'est que l'écrin destiné à mettre en valeur la puissance comique des trois stars alors à leur zénith de popularité, Blier servant de monsieur loyal pour faire monter la sauce. Aucun des trois ne déçoit, utilisé dans son meilleur registre. L'intrigue concotée par le duo de scénaristes Alorio et Biancoli se révèle assez finement ciselée pour être tout à la fois crédible pour un petit suspense et propice à des rebondissements désopilants. Non vraiment, il n'y avait rien à jeter dans cette fameuse comédie à l'italienne quand elle était à son meilleur. Chaudement recommandé.


Blood And Roses -

Persuadée d'avoir hérité de la malédiction de son ancêtre Millarca, suceuse de sang, Carmilla se rend, une nuit, chez Georgia, la belle jeune femme que doit épouser son cousin Leopoldo. Le lendemain, Camilla meurt dans des conditions mystérieuses, le coeur transpercé par un pieu..
La Comtesse Mircalla Karnstein est un personnage de fiction créé par Joseph Sheridan Le Fanu dans son roman Carmilla en 1871.
Transposée de nos jours dans la splendide campagne romaine, cette adaptation de la nouvelle de Le Fanu en a gardé toute sa langueur et son faste gothique. Il ne faut pas s’attendre à être pris de terreur, mais se laisser aller au rythme d’une narration lente et onirique accompagnée par l’envoûtante et majestueuse musique de Jean Prodromidès et richement illustrée par la photo flamboyante de Claude Renoir. Ce dernier a effectué un travail original en incrustant de rouge sang les cauchemars noirs et blancs vampiriques. Aucune séquence gore dans ce film, mais des rapprochements troubles que certains ont voulu voir comme un traitement érotique par Vadim alors qu’il a retranscrit, dans son style, la prédilection de Carmilla-Millarca pour des proies féminines. Resteront gravées les images de ces roses rouges qui se fanent tour à tour entre les mains des belles et langoureuses Carmilla (Annette Vadim) et Georgia (Elsa Martinelli) ou bien encore leurs apparitions depuis des flaques d’eau plombées ou dans les chambres hantées de leurs cauchemars.


Les Nerfs à Vif -

Max Cady vient de passer huit ans en prison pour agression sexuelle. Il retourne dans la ville où il compte retrouver le témoin de son forfait qu'il tient pour seul responsable de sa condamnation : l'avocat Sam Bowden. Tranquillement, Max Cady l'avertit qu'il est venu pour se venger, que son châtiment sera terrible et qu'il n'epargnera ni sa femme ni sa fille... 
Deux très grands acteurs Robert Mitchum et Gregory Peck, la musique angoissante de Bernard Herrmann, un suspense qui tient en haleine jusqu'à la fin, Les Nerfs à vif est un très grand film. La structure est très manichéenne mais le méchant est de taille Max Cady veut se venger mais il est malin. Il reste dans la légalité, il est inattaquable et cela le rend plus fort. Il est un prédateur guettant sa proie, pouvant frapper à tout moment. Sam Bowden a les nerfs à vif. Il craint pour ses proches mais il ne peut rien faire à moins de sombrer dans l'inégalité, le comble pour un avocat. Un très grand film où l'angoisse va crescendo jusqu'à l'affrontement final. Un véritable chef-d’œuvre. 

La Chambre Ardente -

Deux frères, Stéphane et Marc, viennent passer leurs vacances chez leur riche oncle Mathias, qui vit dans un grand château avec son ami, le Dr Hermanus, son infirmière et quelques domestiques et s'adonne à la sorcellerie. Lors d'un bal masqué le vieil oncle vient à mourir, empoisonné ...
Drame gothique à propos d'une chambre visiblement convoitée, fait à une époque ou le respect et la considération pour le motif et la fonction de l'histoire étaient soigneusement suivis donnant d'ailleurs lieu à des dialogues bien ciselés, de superbes scènes dont une d'empoisonnement mémorable. Formidable de revoir un J-C Brialy époustouflant de préciosité ainsi que la fabuleuse Perrette Pradier qui nous a quitté aujourd'hui.
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La Fille Rose-Marie -

À Francfort, en 1957, une jolie call-girl est assassinée. À partir de ce fait divers authentique, l'histoire de Rosemarie constitue une satire cinglante de la société contemporaine.
Des industriels de Londres, de Manchester et de Birmingham ont été interrogés par la police sur leurs relations avec une call-girl trouvée étranglée à Francfort, le 1er novembre 1957.
À l'époque, le scandale avait été énorme. La blonde Rose-Marie, 24 ans, était la maîtresse de nombreux hommes d'affaires et politiciens de l'Allemagne de l'Ouest. Elle vivait luxueusement sur un compte en banque de quelque 15 millions de francs. Dans la chambre tachait du sang où on la découvrit morte sur son lit, la police dénicha des microphones et des caméras dissimulées dans le mobilier. Rosemarie, enregistrée comme « mannequin », avait été frappée à la tête puis étranglée.
Interprétée magnifiquement par Nadja Tiller je vous conseille vivement de voir ou revoir ce film, les adeptes de sensation forte et de jolies filles apprécieront.



Me Faire ça à Moi -

Pour piéger des malfrats et des espions la police invente un appât : un microfilm dans une cigarette. L'homme charge de la dangereuse mission n'est autre que le célèbre détective Eddie Mac Avoy a qui l'on a promis une forte récompense, s'il réussit bien sur. Mais ses dernières fantaisies l'ont rendu aussi connu que le loup blanc.
Un amateur de jolies femmes, de bons vins, de cuisine gourmande, d'émotions rares, de carcasse de poulet, de chansons jazzy, de malt scotch, de voyages imprévus, de nuages joufflus, de toasts très grillés, de petits pains au chocolat, de tartes fines aux pommes, de poèmes courts et familiers, de tout ce qui se croque, de films américains sous-titrés avec des stars d'avant-guerre.En passe et des meilleurs que d'autres amateurs complèteront. A voir pour les collectionneurs d'émotions fortes.


Alphonse Inoue - Ex . Libris -

Alphonse Inoue, un artiste énigmatique japonais.
Malheureusement, on en sait peu sur lui, mais ses ex-libris parlent d'eux-mêmes: en Inoue monde à billes jointives poupées à se livrer à des pratiques sexuelles peu dangereux, la mort séduit la vie, les jolies filles perdent leur innocence sur des créatures mythologiques et des animaux sauvages.
Dans le fond la nature est toujours debout, et délicate, corps immobiles de l'eau et des villages silencieux rappelant les anciennes gravures.
Le choix d'utiliser chalcographie au lieu de la xylographie, la technique préférée des japonnais, ex-libris, indique une influence occidentale et fait de l'érotisme discret avec goût, explicite et jamais obscène, si différent de l'audace des impressions shunga.
Bien que le Web est dépourvu de toute sortes d'informations sur sa biographie, je ne peux résister à l'envie de vous faire découvrir son monde merveilleux...